Plan 75

par Nathalie Froitier

 Plan 75 est un film Japonais sorti en septembre 2022. Ce film dramatique est le premier long métrage de la réalisatrice Chie Hayakawa .

     L’histoire se passe au Japon, dans un futur tout proche. Il traite du problème du vieillissement de la population. Dans nos sociétés actuelles, le vieillissement de la population est un enjeu sanitaire mais aussi financier. Pour lutter contre ce problème, le gouvernement crée le Plan 75 : l’ouverture de l’euthanasie à toute personne de plus de 75 ans.

     C’est un film visuellement très fort et très froid, au rythme très lent. Comme la fin de vie. La mort qu’on retrouve également dans la quasi-absence de musique.

     Plan 75 est fait de petits moments de la vie quotidienne. Sans larmes, sans cris. Les émotions sont intériorisées, à la manière de vivre des Japonais. La réalisatrice pose un regard rempli de tendresse sur la vieillesse. Avec beaucoup de dignité, sans voyeurisme.

     Le film s’ouvre sur une scène extrêmement violente, inspirée d’un fait réel. En 2016, un homme entre dans un établissement pour personnes handicapées, tuant dix-neuf personnes. Dix-neuf personnes considérées comme inutiles et pourtant entretenues par la société.

     Plan 75 traite d’un problème d’actualité auquel nous sommes confrontés ici et maintenant. La vieillesse, l’euthanasie, la mort. Ce film nous bouleverse parce qu’il nous fait réfléchir sur un avenir auquel nous devons tous faire face. 

     Même si Plan 75 n’est pas le premier film à traiter le sujet, il se démarque en faisant de l’euthanasie un choix étatique et non plus individuel. En choisissant l’euthanasie, l’homme pratique un acte pour autrui et non plus pour lui-même.

     Plan 75 est un film important, courageux, nécessaire. Il laisse une trace. Il fait réfléchir le spectateur sur un sujet crucial pour la société d’aujourd’hui et de demain : notre fin de vie, notre mort.

Critique de Nathalie en LSF

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