L’accessibilité au service de l’économie

par Nathalie Froitier

L’économie au service du handicap – Source du texte :Droit Puriel

« L’accessibilité, ça coûte cher ! » C’est une phrase qu’on entend tellement qu’on risque de finir par s’y habituer. Nous risquons d’intérioriser cette pensée, si ce n’est pas déjà fait, que donner sa place à cette femme en fauteuil, cet homme sourd n’est pas évident. Leur permettre d’accéder au poste de leur choix, de se déplacer dans la ville, aller au musée ou au cinéma n’est pas un droit, mais en quelque sorte une faveur que la majorité leur concède. Ceux qui marchent et entendent auraient donc des droits effectifs alors qu’eux, en raison du handicap, n’auraient que des droits formels, écrits dans la loi, mais jamais traduits dans la vie réelle.

L’accessibilité a un coût, oui. Opposer cette dépense pour donner moins de droits est aussi inacceptable que de refuser un poste à une femme au motif que les règles ou le congé maternité ou les règles font que les femmes n’ont pas une place égale sur le marché du travail.

L’égalité des droits exige que chacune, chacun soit traité de la même façon. L’argent ne doit pas être le motif derrière lequel se cachent ceux qui discriminent.

Nous devons collectivement construire une société inclusive. Ce projet doit être celui qui nous réunit toutes et tous. Nous devons rester vigilants et rejeter les discours qui veulent nous faire admettre que l’être humain est au service de l’économie et non l’inverse.

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